Ni rimes ni mètres ni maître pour faire le bouquet le verbe est libre de courir à travers champ vole batifole
La voix de la tendresse Tient le monde debout
Au doux jardin des fleurs Nous irons bras ouverts. De nos journées passées Nous ferons des bouquets, Des matinées lilas Et des après-midis De rondes capucines.
Je cisèle la peine Afin qu’elle soit féconde
J’ai vu mourir la rose d’avoir voulu nous dire la beauté du jardin
La légèreté Du moment Oblige À saisir Une plume
Aux oracles préfère l'aparté de la voix ombreuse l'incertitude tremblée de l'écrit intérieur
Il est temps d’aller t’amenuiser Au musée des mots gentils Que tu n’as pas prononcés. Après, tu tremperas le bout de ton nez Dans la fontaine qui est tout en haut de la montagne Tu feras un double nœud à tes lacets Et tu réviseras le verbe « aimer » En grec, en latin, en français, en Vérité !
Un poème qui roule de tous côtés sur le papier, comme une goutte d'eau sur une feuille de lotus… …Il a plu un rayon de soleil le lac reflète un pin tout revêtu de gouttes d'eau… …La goutte d'eau à l'extrémité de cette aiguille de pin prête à s'unir à la mer tremble hésite
À la fois sur terre Ou dans la voix du vent L'ange au violon Verse de l'or Dans ma prison de peurs
Violet d’arc-en-ciel Unique violon ! Au cœur de Brocéliande, Les oiseaux, les chevreuils Mangent dedans nos mains. Toujours une chanson, Un murmure, un écho, Une petite voix Quelque part devant nous.
Va retrouver dans le dactyle L’âme du vent le chant divin… Les fées opalisent les pierres Les libellules tournent gaiement Ici commence la lumière… Vois les lucioles s’envoler ! L’horizon baigne d’étincelles Viens te blottir dans leur beauté.
...car tout est poésie derrière la vieille porte où glissent les saisons vers l’éternel silence et la nuit se dévêt en attendant l’aurore